J'arrive chez moi et, fidèle à moi-même, j'raconte mes périples houblonnées et testostérées à mon coloc.
Connu au Saguenay. Reconnu au Vert feuillage à Hauterive. Revu, ce soir plusieurs années plus tard, à Québec. Un courriel égaré. Ça t'était pas destiné, mais tu l'as reçu. Je me suis excusé. T'as ri de moi. Après ça, je sais pas par lequel de nous, mais une invitation a été lancée. Je t'ai posé un lapin. Mon ex.
Ce soir, on est assis et on fouille, on évoque. Je pense à quand tu m'avais demandé de te servir un pastis et que je savais pas ce que c'était. Je me souviens que ça changeait de couleur et que j'aimais pas le goût.
Après ça, on joue, mais pas pour vrai. On essaie de s'attraper, mais pas pour vrai. On s'embrasse, mais juste pour voir. Parce qu'on peut pas. Pardon, tu peux pas.
- Pourquoi?
- J'ai une copine et un enfant de quatre mois.
- Quoi!!! Il s'appelle comment?
- Léonard.
- T'as un Léo d'un pied et quart les genoux pliés?
- Ouais...
- Fuck! Ça fait trois heures qu'on jase et t'en as pas parlé!!! Pourquoi?
T'as répondu, décérébré, que c'était juste pour voir si tu pognais encore.
Trente ans...
J'ai ri de toi.
lundi 1 décembre 2008
Inscription à :
Articles (Atom)
