mercredi 29 avril 2009

Dégrisailles un jour de pluie

Réveil confus et embarassé. Épargnée par un changement d'huile. Vautrée et somnolante, je tente d'honorer une promesse en vain. Après avoir fouillé la biblio et ouvert un ou deux bouquins, je me hisse jusqu'à mes vêtements. Griffonage abandonné sur le comptoir, je déguerpis. Dessein ruiné: rencontre impromptue dans la file pour un grand café.

Journée sale, sale journée. Je rentre chez moi imbibée. Reflux mnémoniques. Flanquée d'une nouvelle source d'opprobre, l'analgésie est instante. Déplacement intéressé. Accompagnée, je sais que je vais moins savoir. Dissipation fragmentaire. Pénible trajet avant de regagner ma couche.
D'abord, je dois demander pardon.

samedi 25 avril 2009

Chat botté dans la ruelle

Moi, j'ai rien demandé à personne. On m'a déporté. J'avais des amis à Limoilou, mais IL à décider d'aller vivre downtown St-Roch. On dit que ça pu la Deshawa, où je restais, mais moi je vous dis que la misère d'un quartier ouvrier et prostitué sent beaucoup plus fort.

Ma sénescence prématurée a débuté dès mon premier contact avec ELLE. On m'a rejeté. Ma pisse de mâle sentait trop fort qu'ELLE disait et IL voulait pas m'émasculer, et ce, sous prétexte d'avoir un jour une fière descendance féline. ELLE avait pas l'air de comprendre ça. On évoquait de nombreux orphelins et aussi un manque d'assiduité pour vider mes WC. Résultat: on m'a éjecté en même temps que mes odeurs. Difficile adaptation. Je confondais la douche et l'extérieur qui semblait être devenu mon lit et mes chiottes. Suite à un matin de vociférations justifiées par une de mes négligences fécales, je me suis retrouvé d'autant plus évincé.
Maintenant, même lui IL se fâche après moi. Dehors, je me fais mordre par plein d'organismes et même que parfois, j'ai l'impression que c'est la rue qui me pique. J'ai l'habitude de revenir amoché. Quelques banales écorchures. Je scene pour avoir une canne, de l'eau et des croquettes. Je repars. Je me bagarre fort, c'est comme ça la ruelle. À coup de griffes et de giclements d'hormones, on parvient à se garder un bout de macadam.

Par contre, parfois ça se gâte. Je suis déjà revenu avec un lambeau de chair qui me pendouillait dans le coup. ELLE était seule et m'a mis un genre d'écharpe en feignant de vomir plusieurs fois... J'ai eu un abcès. Y'a mes écoulements oculaires aussi. Malgré tout, je gardais espoir. On m'avait enlenvé mes mottons et fait une coupe lion.

Mais la décrépitude me poursuit. Je vais bientôt perdre un membre. Une grosse plaie purulante. J'ai contracté LA maladie des chats de gouttière. Y'a la gangraine dans mon orteil.

Il va probablement tomber sous peu.

vendredi 24 avril 2009

Esthético-villosité

Une grosse femme, une grosse chatte et un gros tas. Un point commun : leur moustache. Bon pour la première, je conçois que c'est plus ou moins attirant, mais ça reste un phénomème biologiquement explicable comme pour les deux autres. Pour le dernier, l'évidence est. Il a droit au port de la bacchante. Ma seule précision, c'est un con.

Bon, arrivons en à l'objet de mon billet. La chatte. Selon sa génétique, on présumerait qu'elle aussi a droit d'arborer une pillosité labiale, mais non.

Cela découle d'un long processus qui a débuté jadis. Certains soupçonnent que cette hantise à pris racine lorsqu'une jeune actrice névrosée ayant une innocence bandante en chantant Happy birthay pour JFK aurait déclaré se raser les jambes. Par contre, en faisant preuve d'un brin de perspicacité, on constate que le caramel des Lybanaises date plus que la robe blanche à volants et le ventilateur. Je ne suis pas contre la coquetterie et la fantaisie. Mais, ce soir, je m'insurge et j'exècre contre ce matraquage qui a connu son apogée corrollairement à l'ère de la porn. Un consensus international a tacitement été établi. Celui-ci stipule que toutes femmes souhaitant bénéficier d'un cunnilingus doivent au préalable s'être soigneusement trimées. Et même, pour certains despotes, il est nécessaire qu'elles se présentent glabres telles de jeunes pucelles. Nul besoin d'exprimer plus longtemps mon dégout et mon courroux.



Ai-je parlé des poils incarnés?

Sur ce, je vais me raser.

jeudi 23 avril 2009

rognures de doigts

j’ai appelé tous mes amis
chui seule
seule au monde et c’est moi qui a dit oui

j’essayais depuis longtemps
pis là
tellement de morceaux de peaux arrachés
sacrement, ton odeur me lâche pas

j'fumerais un gros joint
avec deux bouts filtres un su l’autre
parce que j’en ai trop mis
et que j’ai déchiré le carton trop petit

trop de choses à arriver
aucune main à tenir fort

constamment

en boucle good woman
en finale maybe not
peut-être
que j'vais réussir à t’expirer
de la grosse boucane, ben noire

je fabule
j'ai la toux